Le refus du ministre flamand de l'Enseignement Pascal Smet (sp.a) de consacrer de l'argent de la Communauté flamande à la construction d'écoles néerlandophones de Bruxelles accueillant une majorité d'élèves francophones a soulevé une vague de protestation au sein de la classe politique flamande de la capitale. En tant que représentants de la Commission Communautaire flamande de Bruxelles, les ministres flamands du gouvernement bruxellois (CD&V, Open Vld en Groen! ) ont ainsi unanimement protesté contre cette prise de position du "ministre bruxellois" de l'équipe Peeters.
Pascal Smet avait réagi au souhait du ministre bruxellois de l'Open Vld Jean-Luc Vanraes de voir la Communauté française prendre en charge un cinquième des 23.000 places nouvelles à créer dans l'enseignement pour faire face au boom démographique dans la capitale. Pour les ministres flamands du gouvernement Picqué, les déclarations de Pascal Smet sont tout sauf innocentes. "En une phrase, le ministre Smet sape les acquis des néerlandophones de Bruxelles. Après de tels propos, c'est difficile d'être encore l'ambassadeur de Bruxelles", ont-ils dit. De son côté, la députée Open Vld Ann Brusseel a jugé que Pascal Smet tenait un discours populiste. Pour elle, la Communauté flamande ne peut objectivement pas se sentir moins redevable vis-à-vis des enfants d'origine immigrée ne parlant ni le néerlandais, ni le français à la maison. De leur côté, les députés Groen! Elke Van den Brandt et Luckas Vander Taelen ont lancé un appel en faveur d'Etats-généraux de l'enseignement à Bruxelles dans lesquels la Flandre devrait prendre ses responsabilités. (KNS)