"Je trouve regrettable que Dehaene ne vienne pas nous trouver, nous les hommes de terrain", enrage Damien Thiéry (FDF), le bourgmestre faisant fonction de Linkebeek. "Nous sommes considérés comme des persona non grata, des moins que rien! Dehaene ne va pas s'abaisser à nous rencontrer. C'est dramatique, car c'est nous qui sommes en contact permanent avec la population et connaissons les réalités du terrain", poursuit-il.

 

Que des entretiens bilatéraux

Jean-Luc Dehaene n'a eu d'entretiens jusqu'à présent que dans un cadre bilatéral. Aucune réunion associant les représentants des différents partis, que ce soit entre experts ou entre présidents, n'a eu lieu à son initiative. De même pour les communes à facilités qui se disent pourtant "les premières concernées".

 

"Ca ou rien, c'est la même chose"

"Il aurait été heureux de sa part de contacter les bourgmestres pour qu'il sache quels sont nos problèmes concrets", réagit à son tour le maïeur non nommé de Kraainem, Arnold d'Oreye (FDF), qui ne se dit "pas emballé" par les pistes évoquées quant à la compensation des francophones en cas de scission de l'arrondissement de Bruxelles-Hal-Vilvorde. "Ça ou rien, c'est la même chose", a ajouté le maïeur de Kraainem. "Les Flamands veulent nous revendre ce qui nous revient de droit. Mais Dehaene connaît son métier. C'est lui qui doit déminer le terrain", a-t-il conclu dans la DH.