Jean-Luc Dehaene a proposé à ses interlocuteurs, lors de ses rencontres bilatérales, de scinder l'arrondissement électoral de Bruxelles-Hal-Vilvorde pour les élections à la Chambre, mais aussi pour le Sénat et l'Europe, a affirmé Le Soir dans son édition de mercredi. Selon le quotidien, les francophones ont fait savoir au "démineur" que c'était inacceptable à leurs yeux, tout en précisant qu'une telle opération était envisageable en échange de contreparties de même poids: droits (de vote) des francophones de la périphérie; nomination des bourgmestres; extension des pouvoirs de la Communauté française au-delà de la frontière linguistique en matière d'enseignement; voire élargissement de Bruxelles.

 

"Anomalie"

Jusqu'à présent, sur la base de l'arrêt de la Cour constitutionnelle de mai 2003, il était seulement question de redessiner l'arrondissement de BHV pour l'élection à la Chambre, sachant, en effet, qu'il représente une « anomalie » dans le paysage national, vu que, contrairement aux autres arrondissements électoraux du pays, lui n'épouse pas les contours d'une province.

 

Infos parcellaires

D'après la Libre Belgique, les partis francophones se plaignent d'un autre aspect de la méthode Dehaene. Ils estiment que les informations distillées par le "démineur" ne sont pas complètes et qu'il ne dit pas exactement la même chose à ses différents interlocuteurs. Un peu comme s'il disait à chaque parti ce que ce dernier veut entendre. Mais du coup, il et le seul à avor toutes les cartes en mains. Les trois partis de la majorité fédérale (PS, MR, cdH) auraient d'ailleurs prévu de se réunir ce mercredi dans un endroit tenu secret comparer les versions personnelles qui leur ont été présentées par Dehaene.

Malgré cela, il y a un point commun entre tous les partis francophones: tous jugent les propositions de Dehaene à l'égard des francophones largement insuffisantes...