Si le président du FDF Olivier Maingain dit respecter le fait que le médiateur Jean-Luc Dehaene ait déposé sur la table des exigences flamandes, il juge normal que les francophones présentent les leurs. L'élargissement reste à ses yeux plus que jamais d'actualité: c'est la condition indispensable en cas de scission de BHV pour empêcher le pays de basculer dans le séparatisme.

Le FDF ne pourrait non plus accepter un accord qui ne tienne pas compte de la majorité francophone présente dans la périphérie bruxelloise et de la réalité vécue par ces 150.000 citoyens, a averti M. Maingain, répétant encore que Bruxelles doit être considérée comme une Région à part entière.

"Il n'y a aucune raison de ne pas avoir une ligne claire et forte et de mettre nos exigences sur la table. Si on lâche la logique de l'élargissement, on lâche la logique de la scission", a-t-il dit à l'issue du Bureau de son parti. De son côté, Bernard Clerfayt a estimé que le président du FDF avait eu raison de rappeler mardi "l'ensemble de la position francophone".