C'est possible. Et c'est ce qu'il y aurait lieu de faire selon Guy Vanhengel, le Vice-premier ministre fédéral issu de l'Open VLD. Une dépêche Belga vient de l'annoncer. L'homme, arrivant au bureau de son parti, a déclaré que les partis flamands devraient mettre à l'ordre du jour et voter à la Chambre les propositionssur la scission de BHV. Ceci serait théoriquement possible dès jeudi prochain lors de la séance plénière, d'après le ministre. Il se base pour cela sur une note juridique des services de la Chambre. Selon celle-ci, la Chambre peut voter la proposition de loi sans attendre la fin de la dernière procédure en conflit d'intérêts déclenchée par le parlement de la Communauté germanophone.

Mais cette thèse est contestée par beaucoup de spécialistes. La procédure est toujours en cours. Elle en est au stade où elle doit être mise à l'ordre du jour du Comité de concertation. Après une première mise à l'ordre du jour, celui-ci doit acter après 30 jours le non-accord entre les communautés et ce n'est qu'à ce moment-là que la Chambre peut mettre la proposition de loi en question à l'ordre du jour.

"Je crois que les négociations sont à l'arrêt et maintenant, il faut faire ce que l'on a toujours dit: en cas d'échec des négociations, nous devons voter la proposition de loi. L'Open Vld a toujours été plus que responsable mais à un certain moment, nous perdons toute patience", a-t-il déclaré.  Selon M. Vanhengel, les partis flamands doivent demander la mise à l'ordre du jour de la Chambre du texte déjà approuvé en Commission.

Le vice-premier ministre ne voit pas pourquoi il faudrait parler de crise si cette proposition était approuvée. "Ce n'est pas parce qu'une proposition de loi est approuvée que c'est une crise", a-t-il dit.