2009
9 janvier: le gouvernement flamand annonce qu'il ne participera pas au groupe de travail sur BHV.
14 janvier: le parlement wallon enclenche une procédure en conflit d'intérêts pour prolonger le gel de la proposition flamande scindant BHV.
16 janvier: le comité de concertation prend acte de la création du groupe de travail chargé d'élaborer des propositions de solution au problème de BHV. Il sera composé de huit parlementaires, parmi lesquelles Philippe Moureaux (PS), Francis Delperée (cdH), Olivier Maingain (MR) et Christos Doulkeridis (Ecolo). Du côté flamand, seuls le CD&V et l'Open Vld y participent mais n'envoient aucune personnalité de poids.
16 février: M. Peeters juge que le dialogue communautaire n'a plus de sens. Il invoque des déclarations du président du MR, Didier Reynders, selon lesquelles aucun texte ne serait voté avant les élections régionales, et du président du FDF, Olivier Maingain, qui n'entend pas approuver le premier paquet de réformes institutionnelles si les trois bourgmestres ne sont pas nommés.
3 mars: le CD&V annonce qu'il renonce à participer au groupe de travail BHV.
31 mars: les trois bourgmestres non nommés relancent le carrousel: ils font savoir qu'ils enverront à M. Keulen un nouvel acte de candidature à leur nomination.
7 juin: les élections régionales confirment en Flandre le leadership du CD&V. Elles donnent également lieu à une percée inattendue de la N-VA, qui recueille 13% des voix, alors que l'Open Vld est à nouveau en baisse. Le 10 juillet, un nouveau gouvernement est constitué, associant le CD&V, la N-VA et le sp.a. M. Peeters est reconduit au poste de ministre-président. M. Bourgeois (N-VA) obtient les Affaires intérieures. Du côté francophone, le PS, Ecolo et le cdH plantent l'Olivier à Bruxelles et en Wallonie. Le MR est renvoyé dans l'opposition dans les Communautés et Régions pour cinq ans supplémentaires.
26 octobre: d'abord désireuse de ne pas s'immiscer dans un problème qui ne la concerne pas, la Communauté germanophone finit par enclencher à son tour une procédure en conflit d'intérêts pour geler la proposition flamande scindant BHV.
19 novembre: les chefs d'Etat et de gouvernement choisissent M. Van Rompuy pour présider le Conseil européen. Sa succession est ouverte. La question des problèmes communautaires, toujours en rade, se pose.
20 novembre: le roi charge M. Martens d'"accompagner une transition rapide et efficace". Cette mission comprend en particulier "la définition d'une procédure pour la négociation du problème institutionnel".
24 novembre: l'ex-Premier ministre Jean-Luc Dehaene (CD&V) est chargé par le roi du dossier communautaire. Il doit "faire une proposition de fond au Premier ministre et aux présidents des partis de la majorité qui mèneront la négociation sur des problèmes institutionnels et en particulier celui de Bruxelles-Hal-Vilvorde". Il commence une série de contacts et entretiens bilatéraux au mois de décembre, dans la plus grande discrétion.
25 novembre: M. Leterme est nommé Premier ministre.
2010
9 mars: le médiateur royal Jean-Luc Dehaene fait savoir qu'il remettra une proposition sur les problèmes institutionnels à la fin des vacances de Pâques.
30 mars: le ministre flamand des Affaires intérieures, Geert Bourgeois, signe un arrêté rejetant pour la troisième fois la candidature d'Arnold d'Oreye, Damien Thiéry et François van Hoobrouck au poste de bourgmestre de Crainhem, Linkebeek et Wezembeek. Ils ne seront jamais bourgmestres d'une commune flamande, précise-t-il. Il demande aux trois communes de lui présenter des candidats acceptables.
8 avril: la présidente du sp.a, Caroline Gennez, annonce que son parti ne participera pas aux négociations sur BHV. Les socialistes flamands attendent de voir l'accord qui en sortira avant de le soutenir le cas échéant. En revanche, les écologistes de Groen! et Ecolo sont disposés à y prendre part. M. Dehaene reçoit d'ailleurs les Verts francophones le 13 avril.
12 avril: même si aucune proposition n'a en tant que telle été mise sur la table, dans les rangs de certains partis francophones, on fait savoir que les solutions avancées par M. Dehaene sont insuffisantes. "Franchement insuffisant", précise-t-on au cdH. "Totalement insignifiant", renchérit le FDF. Selon lui, il ne s'agit même pas d'une base de discussion.
17 avril: le ministre Vincent Van Quickenborne (Open Vld) réaffirme que pour les libéraux flamands, s'il n'y a pas d'accord sur Bruxelles-Hal-Vilvorde, le gouvernement fédéral aura "un très grave problème", une déclaration confirmée dans les jours suivants par son président de parti, Alexander De Croo.
22 avril: M. De Croo annonce que l"'Open VLD a perdu la confiance dans ce gouvernement", ce qui contraint M. Leterme à aller présenter la démission du gouvernement fédéral au souverain. Le Palais royal indique que le roi "tient sa décision" d'accepter ou non la démission du gouvernement "en suspens".













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