Albert II n’a pas encore accepté la démission du Premier ministre Yves Leterme et de son gouvernement. Il se laisse le temps de consulter, et laisse par la même occasion le temps aux négociateurs de tenter, une "ultime fois", comme l’a rappelé Elio Di Rupo, de trouver une nouvelle solution négociée au problème BHV. Entre-temps, le Roi consulte. Vendredi en début de soirée, peu d'éléments avaient filtré des ces discussions avec les présidents de parti belges. Une tendance ressort cependant: les francophones veulent du temps pour négocier, au finish, la solution à BHV. Les flamands, l'Open Vld en tête, veulent une proposition concrète sur la table pour jeudi prochain, se basant sur les recommandations du démineur sortant, Jean-Luc Dehaene. On ne sait toutefois pas quand le Roi prévoit de donner sa réponse à Yves Leterme.

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Le Roi poursuit les consultations

Albert II, après avoir rencontré les présidents de partis, poursuivra ses consultations ce week-end. Des rencontres sont prévues avec les partenaires sociaux, à savoir les représentants syndicaux ainsi que les représentants des patrons. 

Le Roi avait entamé ses consultations dès jeudi après-midi, après qu’Yves Leterme lui ait rendu sa démission. A ce moment-là, il a rencontré toute une série de personnalités : Yves Leterme bien évidemment, mais aussi Patrick Dewael, le président de la Chambre, puis le président du sénat Armand De Decker ainsi que son démineur Jean-Luc Dehaene. En soirée, il a reçu le président du MR Didier Reynders puis Alexander De Croo, président de l’Open Vld qui a provoqué ce nouvel électrochoc politique belge.

Le roi Albert II a ensuite repris ses consultations des présidents de parti vendredi à 10h30, sans arrêt jusqu'en soirée. Il a reçu la présidente du CD&V Marianne Thyssen, puis le président du PS, Elio Di Rupo. Le souverain a repris ses consultations avec Joëlle Milquet (cdH) à 14h30, avant de recevoir le co-président des Verts Jean-Michel Javaux à 15H30, puis son homologue flamand, Wouter Van Besien. C'est la présidente du sp.a, Caroline Gennez, qui a terminé la série d'entretiens.

 

Prolonger le délai

Jean-Michel Javaux est le seul qui a accepté de répondre aux questions de Benoit Duthoo, notre envoyé spécial. Il lui a confié que les francophones allaient tout tenter pour poursuivre les négociations, reconnaissant cependant que l'ultimatum fixé par l'Open Vld (jeudi prochain), serait trop juste. Si les flamands n'acceptent pas de prolonger les négociations (De Croo est clair à ce sujet), les francophones tireront la sonette d'alarme pour gagner du temps.  

Plus tôt dans la journée, les présidents de parti ont exprimé leur position face à ce qui s'apparente à un chantage d'Alexander De Croo (Lire l'article). Groen! aussi est d'accord de se rasseoir à la table des négociations à la condition que les partis de la majorité se mettent d'abord d'accord entre eux et que ces négociations se déroulent sur la base des propositions de Jean-Luc Dehaene (Lire l'article). Moureaux (PS), quant à lui, a rajouté une couche politique à l'affaire, tenant le MR et le FDF pour reponsables (Lire l'article).

 

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