Pour Didier Reynders, une réforme de l’Etat plus profonde est inévitable. « De plus en plus, les politiciens flamands nous disent : ‘si vous n’acceptez pas cette demande, on la fera passer de force parce qu’on est majoritaires.’ Il faut donc maintenant se poser la question de savoir comment va-t-on réorganiser la Belgique pour vivre ensemble ? Nous, partis francophones, on est juste confronté à de plus en plus d’exigences flamandes, jour après jour. On n’en sortira pas sans se poser la question de l’avenir du pays. La Flandre veut plus d’autonomie et il faudra lui en donner. Mais est-ce seulement une étape avant de vouloir aller encore plus loin dans quelques mois ? On ne peut pas toujours laisser planer la menace d'une décision unilatérale. Il faut que les politiciens flamands nous disent ce qu'ils sont prêts à accepter comme structure et quel rôle les francophones pourront y jouer. Il faut leur poser la question. »

 

Rappel : les francophones ne sont demandeurs de rien à la base, ce sont les Flamands qui veulent scinder BHV

Concernant la semaine de négociations qui semble s’ouvrir aux partis de la majorité toujours en place, Didier Reynders est sur la même longueur d’onde que les autres partis (voir la déclaration d’Elio Di Rupo dans l’article « Le direct » ). « L’ouverture n’a de sens que si on accepte les propositions que l’autre fait. (…) Ce qui m’a ennuyé hier, c’est que tous les Flamands m’ont dit: ‘si vous voulez un accord et éviter le vote de la scission, il vous suffit de dire oui à la proposition de Dehaene.' J’ai envie de leur dire qu’inversement, s’ils acceptaient les revendications francophones, le problème serait également réglé en 5 minutes. » (...) « Il faut rappeler que les francophone ne demandent rien dans ce débat ! L’élargissement de la Région bruxelloise est venue sur la table face à la volonté flamande de couper Bruxelles de tout environnement qui serait un tant soit peu francophone. » Et Joëlle Milquet d'assurer que : « c’est un cadre raisonnable voulu par les partis qui représentent 99% de la population francophone, je vous l’assure. »