Cette journée de vendredi avait un petit goût d’accalmie en ce qui concerne le dossier BHV. Le roi a consulté, tour à tour, les présidents des partis. Mais selon Pascal Delwit, politologue à l’ULB, il faut rester prudent :  "On n’est pas sorti de l’auberge. […] Il n’y a pas encore véritablement d’issue. On sait bien que la négociation pour la circonscription électorale de Bruxelles-Hal-Vilvorde est très complexe et il faut donner un peu de temps au temps".

 

Le roi pourra-t-il faciliter les négociations ?

Comme l’explique le politologue, le roi a un rôle de pouvoir et d’influence, qu’il peut exercer lors de ses consultations avec les acteurs politiques et sociaux, mais "celui-ci doit toujours être «couvert» par un ministre". "Il doit être très prudent dans ses actes politiques".

 

On sera fixé en début de semaine prochaine

Maintenant que le roi a consulté les présidents de partis, la situation semble quelque peu figée, vue de l’extérieur. Mais l’on devrait pouvoir espérer un déblocage pour le début de la semaine prochaine : "Je crois qu’il faudra attendre la fin du week-end et peut-être lundi pour savoir si on va vers une éclaircie éventuellement, une relance des négociations et une tentative d’aboutir à ce qui pourrait être un compromis acceptable pour les deux grandes communautés linguistiques sur la circonscription électorale de Bruxelles-Hal-Vilvorde et éventuellement d’autres dossiers".

 

Deux scénarios possibles

Mais nul ne peut, à ce stade-ci, prédire qu’une relance des négociations pourrait avoir lieu : "Si on n'est pas dans ce scénario-là, le cas échéant, le roi acceptera la démission du gouvernement et on rentrera plutôt dans un scénario de dissolution des chambres et d’élections anticipées".