"Si l'on pénètre dans la vallée de la honte, alors ça s'arrêtera pour nous. Veut-on vraiment foutre en l'air le gouvernement flamand pour sauver ce gouvernement fédéral sans espoir?", a demandé Bart De Wever, le président de la N-VA au cours de l'émission "De Zevende Dag". Pour rappel (Vincent Van Quickenborne l’a répété ce midi dans "L’Invité" de Pascal Vrebos), il faut une solution négociée avant jeudi prochain ou l’Open Vld quittera définitivement le gouvernement fédéral.

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Déclaration choc

Concernant la mission confiée par le roi à Didier Reynders, qualifiée de manœuvre intelligente de la part du souverain par les partis qui négociaient, le président des nationalistes flamands a fait une déclaration choc ce dimanche. "Quand Olivier Maingain a qualifié le gouvernement flamand de nazi, Didier Reynders ne s'est pas distancié. Et c'est à lui que l'on demande de ramener la paix ? Autant demander à Marc Dutroux de parler de bonnes moeurs", a-t-il déclaré à la chaîne flamande VTM.

Le sp.a sur la même longueur d’onde

La présidente du sp.a, Caroline Gennez, ne pense pas que la nouvelle date butoir annoncée par l'Open Vld impressionnera un "cynique" comme M. Reynders. Elle s'est d'ailleurs montrée assez pessimiste sur l'issue de cette affaire. Comme la N-VA, le parti socialiste flamand siège dans le gouvernement flamand. Elle estime elle aussi que le dossier BHV ne peut mettre en péril le bon fonctionnement de cet exécutif. Elle a appelé le CD&V à prendre ses responsabilités.