Le dossier BHV a plongé la Belgique dans une nouvelle crise. Le gouvernement Leterme II est tombé et le pays est à nouveau plongé dans l'inconnue. Le politologue Pierre Vercauteren est venu sur le plateau du journal de RTL-TVi pour expliquer tous les cas de figure possibles et imaginables suite à ce nouveau coup dur. "Avec la démission du gouvernement, le Roi a deux possibilités. Soit il poursuit ses consultations et il peut même charger une nouvelle personnalité de former un nouveau gouvernement, soit on se dirige vers des élections anticipées au quel cas c'est l'échéance du 6 ou du 13 juin qui semble probable", a-t-il indiqué.

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Priorité aux problèmes sociaux et économiques

Comme on l'a déjà vu par le passé, démission du gouvernement ne signifie donc pas forcément qu'il y aura de nouvelles élections. "Non, en effet, le Roi dispose encore d'autres solutions. Surtout que vu la situation globale, l'urgence est aux problèmes économiques et sociaux. Il peut donc décider que ce problème communautaire ne justifie pas qu'on doive retourner aux urnes", a ajouté Pierre Vercauteren.

 

Processus pas contrôlé...

Du côté francophone, la démission de ce gouvernement ne semblait voulue par personne. Cela ne semble pas vraiment le cas de l'autre côté de la frontière linguistique où certains partis semblent avoir tout fait pour bloquer la situation. "Le processus semble avoir été pris par sa propre logique. C'est l'Open VLD qui a mis le feu aux poudres dans cette affaire. Ils ont donc enclenché un processus qu'ils n'ont visiblement pas contrôlé eux-mêmes et ils ont fini par en être prisonniers avant d'entraîner tout le monde dans la crise", a expliqué le politologue.

 

Rivalité intra-flamande

Au niveau de la radicalisation des partis du Nord du pays, Pierre Vercauteren estime que "les partis flamands sont de plus en plus pris par une surenchère entre eux. Il suffit que l'un pousse la fibre communautaire pour que les autres y soient attirés inévitablement. Il y a toujours un problèmes entre Flamands et francophones, mais ce problème est de plus en plus instrumentalisé par la rivalité intra-flamande", a conclu Pierre Vercauteren.