Le débat mené en Belgique sur l'opportunité de la venue du roi des Belges Albert II aux festivités des 50 ans de l'indépendance du Congo a été vu comme un affront par les Congolais, a témoigné l'ambassadeur de la RDC à Bruxelles Henri Mova Sakanyi, vendredi en marge d'un colloque.
L'ambassade de la République démocratique du Congo (RDC) organisait ces 17 et 18 juin à Bruxelles un colloque sur 50 années de relations belgo-congolaises, à l'occasion du cinquantenaire de l'indépendance de l'ex-colonie belge. Cela a été l'occasion pour les personnalités présentes d'identifier les points de rapprochement, mais aussi les "erreurs commises de part et d'autres", notamment "les insuffisances de conception et de préparation dans l'octroi de l'indépendance, la non-préparation du cadre, ou encore des erreurs congolaises telles que la zaïrianisation, etc", a commenté M. Mova. A ses yeux, les relations belgo-congolaises sont actuellement "dans une phase ascendante", après la crise diplomatique de 2008. "Il faut discuter davantage, régler certaines questions de l'histoire entre nos deux pays", a-t-il cependant exhorté. Les relations entre la Belgique et son ex-colonie restent sensibles. Que la présence du Roi aux cérémonies du cinquantenaire de l'indépendance, programmées fin juin à Kinshasa, ait suscité un débat en Belgique, "c'est déjà un affront pour les Congolais", a témoigné M. Mova. La venue du Roi est une marque d'amitié dont on verra le bien fondé dans quelques années, a-t-il assuré. (MUA)













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