S’il y a une chose qui caractérise les politiciens flamands, c’est qu’ils savent très bien ce qu’ils veulent. En février 2008, la note Octopus, listant les demandes de la coalition flamande, a été publiée et c’est aujourd’hui, lors des négociations gouvernementales actuelles, une ligne de laquelle une partie de la coalition flamande (la N-VA et le CD&V) ne veut pas bouger.
La communautarisation de toutes les compétences
La note Octopus demande la "défédéralisation" de presque tous les moyens de gouvernance. Elle revendique le transfert vers les communautés du contrôle des télécommunications et du transport, notamment la régionalisation de la SNCB. En plus de cela, c’est aussi la communautarisation de tout ce qui concerne l’administration de la police ainsi que de la justice.
"Une étape logique pour la Belgique"
L’argument phare du parlement flamand est que les pouvoirs vers les Communautés est une étape logique dans l’évolution de l’Etat belge comme il est écrit dans la note Octopus : "La revendication de compétences […] découle de la logique de l’Etat fédéral. Le partage des compétences favorise le bien-être et la prospérité dans toutes les Régions et Communautés."
Cependant, il s’agit là d’une "défédéralisation" et non d’une décentralisation. L’accession à toutes les revendications faites siphonneraient l’Etat central d’une grande partie de son pouvoir. Cela aurait pour conséquence de rendre les communautés plus autonomes, voire plus indépendantes.













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