Alain Raviart, ex-porte-parole de Joëlle Milquet, et Bart De Wever ont eu l'occasion de se côtoyer à Val-Duchesse pendant les négociations de l'Orange bleue. "Nous avions trouvé une sorte de complicité sur l'analyse de la situation: 'j'ai raison et Milquet aussi', disais-tu; 'Delpérée donne des leçons et on n'est pas là pour ça', rêvais-tu à juste titre; 'la fin de la Belgique, je ne la vivrai peut-être pas, je respecte le système démocratique', assurais-tu. Charmant. Presque", rappelle Alain Raviart.

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Simplisme...

Deux élections plus tard, le président de la N-VA a conservé son talent de communicateur, remarque-t-il, mais à la simplicité, il aurait ajouté le simplisme. Et de prendre pour exemple la déclaration selon laquelle le préformateur Elio Di Rupo doit lâcher sa communauté s'il veut devenir premier ministre. "Quelle logique implacable! Mais cela signifie que Wallons!, Bruxellois!, vous ne méritez même pas d'être défendus, au contraire du pire des criminels. Vous êtes une sous marque pour ne pas dire une sous race", s'emporte l'ancien porte-parole.

 

Il n'y a pas que N-VA et PS

Alain Raviart jette aussi un sort à la revendication d'une négociation limitée au PS et à la N-VA, comme si les électeurs des autres partis n'avaient élu que des presse-boutons qui n'ont rien à dire."Bref, Bart, tu te Kadhafises. A l'instar du dictateur lybien qui proclamait cette semaine que la majorité des Italiens devraient se convertir à l'Islam, tu prends juste les francophones pour des carbonades qu'il suffirait de fondre ou de flamandiser", conclut Alain Raviart.