Les représentants des Etats membres et du Parlement européen sont parvenus jeudi à un compromis sur une nouvelle architecture de supervision financière en Europe, après des mois de négociation. Le système s'appuiera sur trois nouvelles Autorités européennes (banques, marchés, assurances), chapeautées par un Conseil du risque systémique. Il entrera en vigueur à partir du 1er janvier.
"C'est probablement la décision la plus importante depuis la crise financière", a affirmé le ministre des belge des Finances, Didier Reynders, qui a conduit les négociations au nom des 27 Etats membres. "On avait critiqué la lenteur de l'Europe, par rapport aux Etats-Unis, à réformer la supervision financière, mais nous avons fait notre travail, en respectant les procédures démocratiques", a renchéri la Française Sylvie Goulard, l'une des rapportrices du Parlement européen. Depuis des semaines, le Parlement essaie d'amender le compromis atteint entre les 27, afin de lui donner un caractère plus européen. Certains pays, comme le Royaume-Uni, s'y refusaient, craignant des atteintes à la souveraineté en matière financière. Les négociations minutieuses ont finalement abouti jeudi à un accord, qui doit encore être entériné par le Conseil Ecofin et par la plénière du Parlement. L'accord détaille les pouvoirs des nouvelles Autorités sur les superviseurs nationaux. Dans certains cas, ceux-ci seront sommés de respecter des décisions européennes. Une clause de sauvegarde est prévue pour leur permettre de suspendre une décision qui aurait un impact trop important sur les finances publiques. (WAE)













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