La dernière ligne droite des négociations n'a rien donné et Elio Di Rupo s'est rendu chez le Roi pour lui présenter sa démission. Pourtant, jeudi en début de soirée, Elio Di Rupo a déclaré au micro de RTL-TVi qu'il allait essayer à nouveau de formuler une proposition pour trouver un accord. Alors que le ton du préformateur était particulièrement pessimiste, il avait toutefois précisé qu'il gardait l'espoir "jusqu'à la dernière seconde". Mais sa dernière proposition n'a pas rallié l'approbation de tous malgré la prise de position, vendredi matin, du ministre-président flamand Kris Peeters qui a invité le président de la N-VA Bart De Wever à "démontrer sa capacité à pouvoir sceller un accord". Kris Peeters mettait ainsi la pression sur les nationalistes flamands. Sa déclaration pouvait signifier que les démocrates-chrétiens n'avaient pas l'intention de continuer à suivre la N-VA jusqu'au bout (> LIRE L'ARTICLE COMPLET ).
Ce vendredi, le préformateur devait donc retrouver les sept partis participant aux négociations. D'après plusieurs sources, il s'agissait de la dernière chance pour que le préformateur trouve un accord. Mais, visiblement, cet accord n'est jamais intervenu, et le président du PS a quitté les lieux. Il s'est donc dirigé vers le Palais royal pour rencontrer le Roi et lui remettre sa démission. Le Roi a indiqué qu'il tenait sa décision en suspens pendant la période de ses consultations. Et en parlant de consultations, on peut affirmer qu'elles ont déjà commencé. Un seul rendez-vous est programmé ce vendredi soir avec le président du CD&V Wouter Beke. Les consultations se poursuivront samedi.
Di Rupo insiste pour être déchargé de sa mission
Lors de sa conférence de presse, Elio Di Rupo a commencé par dire qu'il avait insisté auprès au Roi pour être réellement déchargé de sa mission de préformation à l'issue de la période de consultations. "C'est avec tristesse que j'ai constaté que deux partis n'ont pas pu accepter les dernières propositions", a constaté Elio Di Rupo pour qui un accord équilibré était pourtant possible.
Le préformateur a énuméré les avancées qu'il avait engrangées et qui devaient permettre de déplacer le centre de gravité vers les entités fédérées. "Malheureusement, sur BHV et Bruxelles, les discussions n'ont pas pu aboutir", a ajouté Elio Di Rupo. Il a insisté sur le fait qu'un accord devait être évalué dans son ensemble et a ajouté que les francophones s'étaient montrés ouverts et constructifs pour faire évoluer la Belgique, "mais pas à n'importe quel prix".
Atmosphère tendue
Les discussions butaient depuis une semaine sur l'avenir institutionnel et financier du pays, et en particulier sur l'ampleur de subventions supplémentaires à verser en faveur de la région de Bruxelles, majoritairement francophone et lourdement déficitaire.
Lors de la réunion de ce vendredi, l'atmosphère était très tendue. Les travaux ont d'ailleurs été suspendus pour permettre aux partis flamands de se concerter. C'est quelques minutes plus tard que les porte-parole des différents partis concernés ont utilisé les expressiosn "Game over" ou "over and out".













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