Le Parti populaire a proposé vendredi au cours d'une conférence de presse d'inverser la méthodologie des négociations institutionnelles en déposant, sur la table d'une grande Convention nationale réunissant tous les partis politiques, un "plan B" destiné notamment à "tester la volonté flamande".
Pour le président du PP Mischaël Modrikamen, les francophones, trop défensifs, n'ont pas à avoir peur d'un chaos. "Il y a une alternative pour la Wallonie et Bruxelles", commente-t-il. La priorité du PP reste toujours le "plan A" incluant une circonscription fédérale unique et le dépassement du problème de BHV à travers une "Brussels Metropolitan Region", précise-t-il. Mais "redessiner la Belgique est une tâche qui dépasse Elio Di Rupo et Bart De Wever", ajoute M. Modrikamen, qui préconise la convocation d'une "grande convention nationale". Cette assemblée réunirait l'ensemble des partis politiques pour discuter des plans A et B, afin notamment de "tester la volonté flamande" d'une éventuelle scission de la Belgique, dans laquelle le nord du pays perdrait Bruxelles, précise-t-il. Mischaël Modrikamen verrait d'ailleurs bien le roi présider cette convention en y apportant "son poids moral et d'arbitre" de chef de l'Etat. Le PP souhaite également demander à la population son avis sur la "poursuite du pays ou sa séparation", à travers des consultations populaires. (ROJ)