L'Union des étudiants de la Communauté française (Unecof) demande aux Communautés française et flamande ainsi qu'au fédéral de trouver un accord afin que "tous les étudiants en kiné puissent, s'ils le souhaitent, exercer en tant qu'indépendant".

L'Unecof a fait ses calculs. Selon l'organisation étudiante, sur l'ensemble du territoire, on compte 671 étudiants diplômés pour 702 agréments INAMI disponibles. Pourtant, des étudiants, francophones cette année, se retrouveront sur le carreau, la relation entre le nombre de diplômés et le nombre de numéros INAMI disponibles étant différente au nord et au sud. Le nombre d'agréments est attribué chaque année par l'INAMI. Le test de kiné est organisé par les Communautés. Pour la première fois cette année, un test sera organisé en Communauté française qui compte 396 étudiants inscrits pour 293 numéros disponibles là où en Communauté flamande on recense 275 étudiants diplômés pour 409 numéros disponibles. Au nord du pays, il n'y aura donc pas de test, contrairement aux années précédentes. L'Unecof a qualifié de "ridicule" le test de kiné qui entraînera une "ségrégation" entre "les bons kinés qui peuvent s'installer en tant qu'indépendants et les mauvais kinés qui doivent travailler en tant que salarié dans un hôpital". La ministre sortante de la Santé publique Laurette Onkelinx a plaidé récemment pour la fin du concours. Un gouvernement chargé d'expédier les affaires courantes n'a cependant pas la possibilité d'y mettre fin.