Pour Olivier Maingain, l'élargissement de Bruxelles doit faire partie de la discussion avec les partis flamands qui exigent la scission de BHV. "Ce sera mis sur la table, c'est en tête de mes priorités. D'ailleurs, tous les francophones s'y sont engagés à l'époque. C'est la garantie réelle d'assurer la stabilité au coeur du pays", souligne-t-il. Officiellement, aucun parti flamand n'envisage d'accepter un éventuel élargissement de Bruxelles. "Je n'ai jamais dit aux Flamands de ne pas mettre sur la table leurs exigences qui ne font pas plaisir aux francophones. C'est le principe de la négociation. Pourquoi les francophones devraient-ils s'abstenir de le faire? Si je dis non d'office à des revendications flamandes, il n'y a pas de négociation", réagit le président des FDF.

 

"Rien de substantiel" sur la table

Olivier Maingain dit avoir "reçu des assurances" du nouveau président du MR, Charles Michel, qu'il serait dans la délégation des négociateurs du MR si une telle négociation devait reprendre, cette fois avec les réformateurs.

Olivier Maingain se dit "frappé" de constater que les partis francophones qui ont participé ces derniers mois aux discussions institutionnelles "n'avaient rien mis de très substantiel sur la table, qu'ils avaient limité leurs demandes à une réponse aux revendications flamandes". Le président des FDF considère la mission dévolue à Didier Reynders comme "une chance qu'il faut saisir".