Le gouvernement flamand ne ratifiera pas le traité du Conseil de l'Europe sur la protection des minorités tant qu'il n'y aura pas de définition de "minorité nationale" acceptable par la Flandre, a répété mercredi le ministre-président flamand Kris Peeters devant le parlement flamand.
La Flandre refuse toujours de ratifier ce texte, craignant qu'il mène au renforcement des droits des Francophones en Flandre et le dossier est régulièrement évoqué dans le cadre des négociations institutionnelles. Le traité a aussi été évoqué lundi à Genève, à l'occasion de l'"examen périodique universel" (EPU) du Conseil des droits de l'homme de l'ONU. La Fédération russe a recommandé à la Belgique, qui communiquera son avis en septembre, de faire ratifier cette convention par ses parlements. Dans la foulée, le ministre-président de la Fédération Wallonie-Bruxelles, Rudy Demotte, a appelé les autorités fédérales à se concerter au plus tôt avec les entités fédérées pour établir une interprétation commune du concept de minorité nationale. Le ministre-président flamand a dit être curieux de savoir ce que son homologue francophone proposera, étant donné qu'aux yeux de M. Peeters, une seule minorité existe en Belgique: la Communauté germanophone. Pour sa part, la parlementaire sp.a Mia De Vits a jugé que les Flamands devraient ajuster leur point de vue sur le traité et que les Francophones devraient cesser de remettre en question le principe de territorialité. (VIM)













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