Selon le sénateur, un déséquilibre communautaire flagrant a caractérisé l'octroi de grâces royales: 513 remises de peines ont été accordées à des demandes rédigées en français, pour 109 introduites en néerlandais, alors même que les 1.500 requêtes reçues étaient à peu près équitablement partagées entre les deux communautés. Selon Dirk Claes, la proportion de requêtes satisfaites est de 90% pour les francophones et seulement 10% pour les néerlandophones.

La grâce royale peut déboucher sur une réduction totale ou partielle de l'exécution d'une peine ou de la peine elle-même, ou encore sur sa commutation en période de mise à l'épreuve.

 

Des procédures différentes ?

Selon le sénateur, qui réclame une procédure uniforme pour tout le pays, cette dernière possibilité a été encore plus largement octroyée à des demandes francophones: 208 d'entre eux en ont bénéficié, pour 5 néerlandophones au cours des 4 dernières années. Aucune demande flamande n'a été exaucée en ce sens au cours des deux dernières années, pour 82 du côté francophone.

Le sénateur estime que la procédure de grâce doit être profondément réformée et que le service des grâces doit appliquer une seule et même procédure objective pour tout le pays, accompagnée d'une obligation de motivation.