Le Mouvement réformateur a dénoncé dans un communiqué, signé par son chef de groupe au Sénat, François Bellot, la fermeture du centre de triage de Ronet, à l'origine d'une action de grève qui paralyse la gare de Namur. "On perçoit chez Logistics les conséquences d'une flamandisation comparable à ce que nous avons mis au jour à l'armée", a commenté le sénateur.
La CGSP-Cheminots demande des garanties sur le futur des activités de la filiale SNCB-Logistics, et en particulier du site de la gare de triage de Ronet (Namur). Pour le MR, la S.A Logistics fait preuve de "désinvestissement" et de "mépris pour l'activité fret en Wallonie" qui, au travers de ses choix stratégiques, "concentre toute l'activité en Flandre", particulièrement autour du pôle anversois. Le choix de démantèlement du centre de triage de Ronet ainsi que l'option retenue par la S.A. Logistics de recourir à des conteneurs A400 à forte capacité placera à court terme la Wallonie hors de toute l'activité marchandises du groupe SNCB, craint François Bellot. Ce dernier souligne par ailleurs que la ligne Athus-Meuse récemment modernisée pour plus de 400 millions d'euros n'est pas adaptée au passage de convois de conteneurs A400. Le transfert d'activités logistiques sur la Flandre entraîne "la concentration du personnel vers les plates-formes flamandes et une forte réduction de personnel affecté aux activités marchandises en Wallonie" et donc un "affaiblissement du volume de l'emploi offert par cette entreprise publique sur le territoire wallon", estime le sénateur. Ce dernier demande que les responsables de la SNCB viennent rapidement s'expliquer au Parlement sur leurs choix. Par ailleurs, le MR invite le Groupe SNCB à améliorer le dialogue social, dénonçant une fois encore les grèves sauvages et la nécessité de fixer les conditions d'assurer la continuité des services publics dans les contrats de gestion. (LEE)