Rudi Thomaes reconnaît toutefois le mérite de la note. "Le document va au-delà du programme du parti socialiste et il n'est pas à prendre ou à laisser", souligne la FEB. Le patron de la FEB voit aussi quelques points noirs pour les entreprises. Le formateur a plus travaillé sur les recettes budgétaires que sur les dépenses et regrette l'absence d'étapes vers une réforme du système de l'indexation, "deux recommandations pourtant formulées par l'Europe".

Le fait qu'Elio Di Rupo ne souhaite pas réduire le précompte mobilier sur les dividendes a été qualifié par Rudi Thomaes "d'occasion manquée.". Il regrette aussi le bricolage réalisé autour de la déduction des intérêts notionnels. Il se dit convaincu depuis sa participation à la récente mission économique aux États-Unis de l'importance de cette déduction pour les sièges de grandes entreprises établis dans notre pays.

Rudi Thomaes appelle à présent tout le monde à "analyser complètement et de manière sereine la note" et puis à lancer un "débat constructif".

 

L'Unizo veut une réaction rapide des différentes parties

De son côté, l'Union des entrepreneurs flamands (Unizo) appelle toutes les parties à réagir rapidement et clairement aux propositions du formateur Elio Di Rupo. "Les décisions précipitées ne donneront rien, mais les entrepreneurs ont l'intention d'aller de l'avant et d'entamer des démarches qui sont maintenant les bienvenues", a commenté le patron de l'Unizo, Karel Van Eetvelt.

L'Union demande une nouvelle fois de ne pas augmenter la pression fiscale globale sur les entrepreneurs. Celle-ci est en effet à un des plus hauts niveaux au monde et constitue un frein à la croissance économique, estime-t-elle.

Une politique cohérente ne peut s'exécuter qu'avec une équipe gouvernementale unie dans laquelle les partenaires se font confiance et se soutiennent, souligne l'Unizo. L'organisation veut des réformes structurelles rapides en matière socio-économique et pour la réforme de l'Etat.