Les négociateurs des huit partis réunis mercredi depuis 10 heures 30 autour du formateur Elio Di Rupo, se sont quittés vers 17 heures 30. Ils ont passé en revue les éléments de la note du formateur sur les transferts de compétences en matière d'emploi, de santé, de bien-être et d'allocations familiales. Ils poursuivront la discussion sur les transferts de compétence demain jeudi. Vendredi, ils reprendront les travaux sur la loi de financement.

 

Quid des allocations familiales ?

Les allocations familiales pourraient, à l’avenir, être gérées par les communautés, comme le souhaitent les partis flamands. Concrètement, chaque communauté déciderait des montants à allouer aux parents pour élever leur(s) enfant(s). Les sommes pourraient donc être très différentes. De leur côté, les francophones préfèreraient qu’elles soient maintenues sous l’égide du fédéral. "Un enfant francophone est égal à un enfant flamand",  a-t-on souvent entendu.

 

Pas dans une véritable phase de négociation

On n'est toujours pas entré dans une véritable phase de négociation. On en est encore à une discussion générale au cours de laquelle chacun exprime son point de vue. "On est encore loin des grands arbitrages", commentait un des négociateurs.

 

Certains éléments sont loin de faire l'unanimité

Les exposés des huit présidents permettent à chacun de tenter de découvrir la marge de manœuvre des uns et des autres notamment en posant des questions pour obtenir des précisions, disait-on. Pendant une longue période, notamment pendant la mission royale de Wouter Beke, les discussions s'étaient surtout déroulées entre le PS, le CD&V et la N-VA. Les exposés des différents partis permettent dès lors aux autres partis de comprendre la genèse de certains éléments de la note de Di Rupo et de constater que des points qui semblent avoir été convenus entre ces trois formations, ne font pas l'unanimité auprès des autres partis mais sont aussi remis en cause par ceux qui semblaient les avoir acceptés. 

 

La technique du "saucissonage" ne plaît pas

L’arrivée du MR - comme d'ailleurs le départ de la N-VA - a changé la dynamique de la discussion et a amené un certain rééquilibrage francophone. Il se confirme aussi que la technique du "saucissonnage" des discussions n'est pas tenable, disait-on à plusieurs sources. Beaucoup de points en matière de transferts de compétences dépendent en effet de l'accord qui interviendra sur la loi de financement, notamment en ce qui concerne le transfert des moyens afférents aux différentes compétences mais aussi sur la responsabilisation des régions. 

 

Une atmosphère "positive et constructive"

L'atmosphère a été qualifiée de "positive et constructive" avec "une volonté de comprendre l'autre". Il s'agit d'une "discussion rationnelle et argumentée", commentait-on. Les négociateurs poursuivront demain jeudi la discussion sur les transferts de compétences. Certains éléments doivent être approfondis. D'autres n'ont pas encore été abordés comme la Justice ou la sécurité routière.      

Vendredi, les négociateurs devraient reprendre la discussion sur la loi de financement. Entre temps, en effet, les groupes de travail qui se sont penchés sur ce sujet auront transmis leur rapport.