Le sénateur et député wallon Richard Miller estimait samedi dans Le Soir que le MR n'est pas le FDF et qu'il devait impérativement faire partie du nouveau gouvernement fédéral. Pour Willy Borsus, M. Miller a ainsi exprimé "la responsabilisation et la nécessité de trouver rapidement une solution", alors que le FDF insiste sur le nécessaire "respect de la dignité des francophones". Interrogé sur les voix parfois discordantes qui s'expriment au nom du Mouvement Réformateur, M. Borsus a répondu qu'elles exprimaient "les accents" et "la richesse du mouvement".

 

Armand De Decker remet le FDF à sa place

Pour l'ancien président du Sénat, Armand De Decker (MR), "on ne peut pas mettre l'avenir et le bien-être des Belges en danger pour permettre à un francophone de Lennik de passer son permis de conduire en français". Il ajoute malgré tout que "le MR, c'est aussi le FDF", mais souligne que "le MR, c'est 15 députés et le FDF, 3". Il dit encore dans l'interview publiée mardi dans La Libre, qu'il est "l'heure des compromis".

 

Il faudra l’équivalent de 50% de l’élargissement de Bruxelles dans la balance

Gérard Deprez, président du MCC, une des composantes du MR, s’est exprimé sur La Première. Il a rappelé que BHV n'était pas le seul dossier difficile. Mais il a insisté sur le fait que les francophones ne seront pas les seuls à devoir faire des concessions. Quant à l'élargissement de la Région bruxelloise demandée par le FDF d'Olivier Maingain, elle est "la meilleure solution et la plus cohérente, mais les Flamands n'en veulent pas". Donc, dit M. Deprez, ce n'est pas possible. "Mais si nous ne pouvons l'obtenir, il faudra 50% de quelque chose qui va dans le même sens." Pour lui, il est paradoxal de dire, comme certains le font du côté francophone, que si les négociations échouent, ce sera la faute du MR. "Pendant sept mois, le MR a été considéré comme pestiféré. Il avait perdu les élections. On ne le tenait au courant de rien. Et maintenant, soudain, c'est de lui que dépend l'avenir du pays."