Après s’être exprimé lors de la conférence de presse, Elio Di Rupo avait prévu une séance de question-réponse avec les journalistes présents. L’occasion de prendre connaissance des médias internationaux qui étaient présents en masse. Et le moins que l’on puisse dire c’est qu’ils n’ont pas été convaincus par l’exposé de Di Rupo. "Vous êtes en train de me dire que la Belgique ne serait pas capable de prendre des mesures additionnelles", a demandé un journaliste au formateur. Celui-ci s’est empressé de répondre que c’était tout le contraire et d’ajouter un sourire aux lèvres: "N’est pas plus sourd que celui qui ne veut pas entendre".



"Pas de réponses concrètes"

Il a ensuite précisé sa pensée en expliquant qu’il croyait la Belgique capable "non seulement de prendre les mesures qui s’imposent, mais de faire face à toute situation même si cette situation devait se dégrader". Cette réponse n’a pas convaincu, Frances Robinson, journaliste au Wall Street Journal: "Il n’a pas donné tellement donné de réponses concrètes sur ce qu’ils vont faire pour donner de l’espoir aux marchés internationaux. On a vu les semaines dernières que les taux d’intérêt pour la Belgique ont atteint de nouveaux records, du jamais vu depuis le début de l’euro", a-t-elle précisé au micro de Mathieu Col et Lazlo Botiglieri pour RTL-TVI.

 

Les négociateurs pas plus convaincants

Les négociateurs ont à leur tour tenté de convaincre les journalistes, sans plus de résultats. "Pour le budget 2012, notre pays aura un déficit maximal de 2,8. Quel autre pays de l’Union européenne dans des situations semblables fait aussi bien que nous ?", a demandé Laurette Onkelinx. Mais pour Benjamin Dayton, de l’agence Reuters, elle a éludé les questions des journalistes en y répondant par d’autres questions. "Elle n’a pas répondu quant aux dangers auxquels fait face la Belgique dans les marchés financiers. C’est une situation très grave à laquelle fait face la Belgique et on n’a pas de réponse quant à son état d’inquiétude et quant aux réponses", a-t-il regretté.

 

La presse économique lésée

"Il manquait, certainement le détail dans les chiffres, pour la presse financière", a indiqué déçu, Roderick Thompson, journaliste pour l’agence de presse AFP. La presse économique devra donc patienter, ce qui n’a pas plu aux journalistes qui avaient fait le déplacement.