Dans le calcul du budget, les 137.000 euros annuels des ministres et les 130.210 euros des secrétaires d’Etat ont bien été rabotés de 5%, tombant respectivement à 130.308 et 123.699. Mais ces traitements et les frais de représentation qui y sont liés ont été indexés, tout comme les salaires de chacun l’ont été.

Par rapport à l’équipe Leterme, les traitements et frais de représentation ont donc baissé d’à peine:

  • 0,9% pour le Premier ministre et ses vice-Premiers (224.000 euros annuels en 2011, 222.000 euros en 2012)
  • 1,5% pour certains secrétaires d’Etat, comme celui à la Simplification administrative
  • 3% pour le ministre du Budget

 

Une correction grâce à la N-VA

Ces chiffres, extraits du budget général des dépenses amendé par le ministre du Budget Olivier Chastel le 10 janvier dernier, seront examinés ce mercredi après-midi en commission budget de la Chambre. Le budget général des dépenses avait été revu après une interpellation de la N-VA. Les nationalistes flamands avaient constaté une hausse de 8% du salaire des ministres dans le budget 2012. Loin de la baisse de 5% promise par l’accord gouvernemental. La version du budget datait du 20 décembre et le service du budget avait oublié de corriger ce chiffre avant de transmettre le document au parlement.

 

Si les 5% n'avaient pas été retirés, les salaires seraient aujourd'hui 5% plus élevés

Le ministre du Budget, Olivier Chastel (MR), a tenu à rappeler que si une indexation salariale de 3,53% avait été budgétée pour l'ensemble de la fonction publique sur 2012, la baisse de 5% de la rémunération de base et des frais de représentations des ministres était déjà une réalité. "La promesse du gouvernement de réduire de 5% les montants et frais de représentation a été tenue", a souligné M. Chastel. Certes, "le montant de base est lié à l'indice-pivot, c'est le cas pour les ministres, les parlementaires, mais aussi l'ensemble de la fonction publique", a-t-il ajouté.

"Si nous n'avions pas baissé de 5% la rémunération de base, les salaires seraient de 5% supérieurs fin 2012, et ce quelle que soit l'indexation" qui sera appliquée cette année, fait observer le ministre.

Le Bureau du plan a prévu deux hausses d'index pour 2012, ce qui s'est traduit dans le budget par une prévision de 3,53% d'indexation, à confirmer lors du bilan budgétaire. "Il est d'ailleurs possible qu'il y ait une sous-utilisation" de cette marge, en fonction du nombre de hausses d'index qui auront été effectivement appliquées d'ici la fin de l'année, ajoute Olivier Chastel.

"A ce que je sache, personne ne remet en cause l'indexation des salaires, qui est clairement stipulée dans l'accord de gouvernement". M. Chastel rappelle en outre que le gouvernement a réduit de 5,2% le montant des frais de cabinet présenté par le comité de monitoring.