Didier Bellens pourrait avoir menti le 9 novembre lorsqu'il s'est présenté pour la première fois devant les députés de la commission 'Infrastructures' de la Chambre. A la base, il s'agit toujours du dossier de plainte pour harcèlement moral et pour le double licenciement de deux femmes. L'une était directrice du service de communication du groupe, l'autre était sa proche collaboratrice.

 

Mal conseillé ?

Quand il s'est expliqué une première fois le 9 novembre, il a décrit dans quel contexte s'étaient déroulés ces deux licenciements. Il avait indiqué qu'il lui avait été conseillé de licencier les deux femmes au moment où il avait appris le dépôt de la plainte pour harcèlement moral, de façon à ce que cette plainte n'égratigne pas l'image du groupe. Il a ensuite licencié les personnes qui lui avaient donné ce "mauvais" conseil.

 

La confiance en question

Mais des témoignages venus de différentes sources depuis lors laissent supposer que Didier Bellens était au courant du dépôt de la plainte pour harcèlement moral bien avant que ce qu'il a laissé croire. Il y a donc une question de confiance qui se pose. C'est pour cela qu'il sera réentendu à huis clos par les députés de la commission 'Infrastructures' de la chambre. Pour rappel, de la confiance, Didier Bellens en a besoin étant donné que l'Etat est le principal actionnaire de Belgacom, qui est par ailleurs une des plus grandes entreprises semi-publiques du pays.