A partir de ce mercredi matin, les parlementaires examinent le budget 2012, même si on sait déjà qu'il est dépassé et qu'il faudra trouver un milliard et demi d'euros supplémentaires pour équilibrer les comptes. Pour économiser de l'argent, plusieurs partis envisagent un saut d'index. Concrètement, cela indurait que nos salaires ne seraient pas indexés cette année.

 

Un saut d'index limité à la fonction publique 

Si on limite la mesure à la fonction publique, pour limiter l'impact sur la consommation, seraient visés les fonctionnaires, les mandataires politiques, les professeurs, les infirmières, etc. Ce qui représente un tiers de la population active du royaume. Cette formule est préconisée par l'Institut Itinera, un groupe de réflexion composé de spécialistes des finances publiques qui sont indépendants politiquement.

 

Une économie de 750 millions

Si elle était envisagée, la mesure permettrait d'économiser 750 millions d'euros, selon Itinera. Le chiffre, l'Institut l'obtient, en déduisant 3% et demi d'index des 44 milliards d'euros dépensés par l'Etat pour les salaires de la fonction publique cette année. Moins le manque à gagner en terme de cotisations et d'impôts pour l'Etat.

Si on vous parle de cette mesure ce mercredi, c'est parce qu'elle a été évoquée par deux partis de la majorité. Le Vice-Premier ministre Steven Van Ackere (CD&V) a lancé le débat ce weekend. Et l'Open VLD a emboîté le pas mardi.

 

L'idée a-t-elle des chances de passer ?

La mesure n'a cependant aucune chance d'être adoptée. A part les deux partis cités, les quatre autres membres de la majorité y sont farouchement opposés. Les deux partis socialistes sont même prêts à quitter le gouvernement, si on touche à l'index.

D'autres pistes d'économies, qui restent sur la table, sont à creuser, comme le relèvement de la TVA pour l'horeca, la taxe sur les transactions financières, ou encore de nouvelles coupes dans les dépenses de fonctionnement de l'Etat.

 

Antonio Solimando