"Cela n'aurait de sens de décider d'un saut d'index dans le cadre du contrôle budgétaire", a martelé Steven Vanackere alors que l'opposition reprochait au CD&V d'être incohérent sur le sujet. Le débat sur l'index est intervenu à l'occasion de l'intervention de Carl Devlies, l'ancien secrétaire d'Etat CD&V à la lutte contre la fraude fiscales. Cet intervention a en effet soulevé des remarques sur de nombreux bancs.      

 

Pour doper les entreprises

Le débat a en fait été lancé au cours du week-end par les déclarations de Steven Vanackere et du ministre-président flamand Kris Peeters. Pour répondre aux diverses réactions, le parti a alors rappelé que le saut de l'index était une mesure à envisager dans le cadre du débat sur la compétitivité des entreprises. Le saut de l'index reste un levier qui permettrait de renforcer la position concurrentielle de nos entreprises et mettre l'emploi en sûreté, selon le CD&V.

 

Une "possibilité théorique"

Le parti est toutefois d'avis que cela n'aurait pas de sens de prendre une telle décision dans le cadre du contrôle budgétaire de fin février. M. Devlies a défendu ce point de vue à la tribune. Pour lui, le saut d'index est une "possibilité théorique". Il s'est fait interpeller par la N-VA et les écologistes. Selon eux, le discours du CD&V est ambigu et crée l'insécurité et l'inquiétude. Dans les rangs de la majorité, Hans Bonte (sp.a) est intervenu pour réaffirmer l'opposition de son parti à un saut d'index. Lors de son intervention, Chritiane Vienne (PS), avait abondé dans le même sens. Ces interventions ont permis aux membres de l'opposition d'enchaîner en montrant du doigt ce qu'ils ont appelé des divergences au sein de la majorité.      

Le ministre est alors intervenu pour rappeler le point de vue de son parti tel qu'il avait été exprimé au cours du week-end mettant fin au débat dans le débat.