La commission spéciale de la Chambre sur le démantèlement du groupe Dexia se prononcera jeudi sur la possible exclusion de deux de ses membres, Georges Gilkinet (Ecolo) et Meyrem Almaci (Groen), soupçonnés d'être à l'origine des révélations dans la presse, ce mercredi, d'un possible délit d'initiés dans le dossier Dexia
Courroucé par cette nouvelle fuite, le bureau de la commission -qui regroupe la présidente, les vice-présidents et les rapporteurs (dont Georges Gilkinet)- s'est réuni mercredi pour une discussion franche après les interventions des deux députés écologistes dans la presse sur ce dossier. "Tous les membres du bureau -sauf M. Gilkinet- ont constaté une rupture de confiance envers M. Gilkinet et Mme Almaci et affirmé leur volonté de ne plus travailler dans des conditions pareilles", a indiqué mercredi la présidente de la commission, Marie-Christine Marghem (MR) Dans la foulée, le bureau a décidé de convoquer ce jeudi, après la séance plénière de la Chambre, une réunion à huis clos de la commission pour décider de l'éventuelle exclusion des deux écologistes. "C'est dommage, car ils travaillent vraiment bien", a ajouté Mme Marghem, tout en leur reprochant de vouloir récupérer un "travail collectif" et de "se faire mousser par volonté électoraliste". Interrogé mercredi soir, M. Gilkinet jugeait pour sa part être l'objet d'une "réaction démesurée" de ses collègues, réfutant avoir diffusé quelque document confidentiel que ce soit vers la presse. "J'ai seulement donné mon commentaire", assure le Namurois. "La recherche de la vérité est mon seul objectif. Certains (commissaires) auraient voulu que je démissionne, mais je ne le ferai pas". Quant à la perspective d'être exclu de la commission -où il s'est montré particulièrement actif-, M. Gilkinet estime qu'il s'agirait là "d'un très mauvais signal envers l'opinion publique". (MUA)