"Le projet qui me plait, c’est la taxe Robin des bois, la fameuse taxe qui va récupérer aux riches pour donner aux plus pauvres. Je pense qu’il est scandaleux aujourd’hui de voir des hauts revenus qui ne participent que très peu à l’effort collectif, et des entreprises qui, même si elles sont les moteurs de la vie économique belge, ne paient que très peu d’impôts", explique celui qui ne se revendique pour l’instant d’aucun courant politique. A l’image des petits et moyens salaires qui souffrent, il trouve que ces largesses accordées aux grandes entreprises sont choquant "vis-à-vis des PME qui souffrent de la crise. Elles ont des aides mais elles sont insuffisantes. On devrait redynamiser ces PME et vraiment beaucoup plus taxer -ou simplement taxer, parce que parfois elles ne le sont pas- les plus grandes entreprises."

 

Dire non à l’ultralibéralisme pour des projets à très long terme

Mais plutôt que de pallier ponctuellement à chaque obligation internationale vis-à-vis de notre dette, Thibaut propose "d’arrêter de faire des budgets" d’un an. "On a un grand principe en droit belge, c’est que le budget est annuel. On pourrait essayer d’avoir une vision à beaucoup plus long terme. Je pense que le problème des hommes politiques pour le moment, c’est qu’ils ont une vision à très court terme, la dette à très court terme", explique-t-il. Pour se donner les moyens d’une telle vision, il faudrait "moins se fier à des organismes financiers qui sont juste là pour donner des notations (…) et moins se fier à des personnes qui sont ultralibérales, peut-être trop, et qui dictent une pensée qu’on ne peut plus adopter pour le moment, qu’on ne peut pas se permettre puisqu’on est en période de crise et qui correspond très très peu à la réalité sociale sur le terrain".

 

Chômage, mères porteuses, indics et immigration au programme

Cette semaine, ces jeunes venus de Wallonie et de Bruxelles, mais aussi de toute la francophonie (« du Québec, du Jura, de République démocratique du Congo, … ») débâteront de "quatre grands sujets principaux. Le premier est une réforme du chômage. Le deuxième est la gestation pour autrui (les mères porteuses). Troisièmement, organiser un statut des collaborateurs de justice (les indics) et enfin la politique de migration et asile".

 

Réforme du chômage: les jeunes craignent pour leur avenir proche et lointain

Comment se positionnent les jeunes par rapport à la réforme des allocations de chômage décidée par le gouvernement ? "En général, les jeunes sont plutôt inquiets vis-à-vis des réformes qui peuvent être faites en disant : ‘On n’a pas encore commencé dans la vie active et on sait déjà qu’on va avoir des problèmes à cotiser pour la pension et pour une allocation de chômage. Est-ce qu’on va trouver tout simplement un job ? On peut faire des études universitaires 5 ans et se retrouver au chômage", rappelait-il, citant le cas de connaissances ayant terminé des études de philo et lettres.