La N-VA a élaboré une épure à 3,22 milliards d'euros dans la perspective du contrôle budgétaire de début mars, plaidant notamment pour la suppression de l'indexation automatique des salaires et le remplacement de l'indice-santé par un indice économique, indiquent mardi la Gazet van Antwerpen et Het Belang van Limburg.
Une limitation des allocations de chômage dans le temps et l'extinction des allocations d'attente font également partie de ce programme prôné par le parti d'opposition. Si la N-VA propose de supprimer l'indexation automatique des salaires, elle préserve néanmoins l'indexation des allocations sociales, mais la renvoie à la concertation entre patrons et syndicats, à travers des accords sectoriels tenant compte de l'inflation et des "réelles exigences salariales". L'indice-santé, qui sert de base à l'indexation des salaires, serait remplacé par un "eco-index", un indice économique offrant moins de poids aux prix de l'énergie. La N-VA demande aussi aux autres entités fédérées de ramener leur budget à l'équilibre dès cette année, comme la Flandre, ce qui permettrait de faire rentrer 800 millions d'euros. En matière de soins de santé, le parti séparatiste prône un gel des dépenses au niveau de celles de 2011 et un alignement de leur croissance sur celle de l'économie, avec une marge de 1,1 pc d'indexation. Un autre parti d'opposition, Groen, a présenté lundi une épure à 2,748 milliards d'euros, avec des mesures à l'opposé de celles défendues par la N-VA. (VIM)