L'idée défendue mardi par le secrétaire d'État à la Fonction publique Hendrik Bogaert (CD&V) d'instaurer un quota d'un tiers de femmes parmi les hautes fonctions de l'administration est tout simplement interdite légalement et de plus humiliante, a jugé le député N-VA Ben Weyts.
La réaction du secrétaire d'État est "impulsive", estime le député nationaliste flamand. "Instaurer des quotas de genre est interdit par la Cour européenne de Justice. La discrimination, même positive, reste de la discrimination", a commenté M. Weyts auprès de l'agence Belga.

Le député invite Hendrik Bogaert à prendre exemple sur le gouvernement flamand qui s'est fixé des objectifs chiffrés et a fait passer à un quart le nombre de femmes au sommet de son administration. "Un fonctionnaire à l'émancipation organise des actions spécifiques pour les groupes-cibles sous-représentés", illustre Ben Weyts. C'est ainsi qu'une priorité est donnée au candidat issu d'un groupe-cible s'il est classé à égalité avec un autre candidat. Ben Weyts qualifie en outre d'humiliant un quota pour les femmes. "Tout comme chacun, elles souhaitent être sélectionnées sur base de leurs connaissances et de leur talent, et non en fonction de leur sexe", conclut-il.