Joëlle Milquet s’est déclarée favorable aux quotas, qui accélèrent le processus d’intégration des femmes. Selon elle, il s’agit d’un mal nécessaire. 

En politique par exemple, ce système a permis de voir aujourd’hui 25 à 30% de femmes siéger dans les parlements. Et même parfois plus. Une proportion qui fait de la Belgique un pionnier en la matière au niveau européen.

 

L'administration à la traîne

Néanmoins, dans l’administration beaucoup reste à faire avant d’atteindre un tel taux d’intégration.

"Aujourd'hui, nous n’ avons qu’une seule femme qui gère un département fédéral en Belgique", affirme l'ancienne président du CDH.

Un symptôme du manque de femmes à des postes à responsabilités dans le secteur public.

Joëlle Milquet s'est également dit en accord avec la proposition d’Hendrik Bogaert, le secrétaire d'Etat à la Fonction publique qui souhaite instaurer un quota d’un tiers de femmes dans le secteur public.

 

Les femmes à l'honneur

A l’occasion de la journée mondiale des femmes, la ministre a également fait part de son parcours personnel comme femme politique. Si être une femme a parfois été un avantage quand le parti était à la recherche de figures politiques féminines, cela s’est surtout révélé plus compliqué.

Une femme doit constamment prouver sa valeur et ce dans tous les secteurs: politique, mais aussi économique. Ainsi dans les forces de l’ordre, le déséquilibre entre les sexes reste criant: seules 3 femmes sont chefs de zone, sur un total de 195 postes !