Les motards de la police fédérale estiment que les missions d'escorte prennent trop leur temps, au détriment des opérations de sécurité routière. L'escorte du Premier ministre n'est pas le problème, même si elle occupe un binôme de motards tous les jours: "Il est évident que c'est notre rôle d'escorter le Premier ministre. Le fait est qu'on n'a pas recruté assez et nos budgets sont en baisse depuis 2008. Madame Turtelboom n'a pas défendu nos budgets, ni les autres. C'est un coup de gueule, mais justifié", a estimé Eddy Lebon, secrétaire général du syndicat de police Sypol.



Elio Di Rupo est peu escorté

Le Premier ministre effectue une centaine de déplacements par mois. Durant les trois premiers mois de son mandat, il a été escorté à Melsbroeck, dans le cadre de l'accident de Sierre. Depuis début mars, les policiers l'ont escorté trois fois, ce qui est vraisemblablement peu.



Les escortes des politiciens étrangers ont explosé

Le problème, ce sont les déplacements des personnalités étrangères: ils ont explosés et par conséquent, les escortes aussi. "Ca a explosé car Bruxelles est une ville internationale et européenne. Avant, on avait 4 sommets par an, maintenant: un par mois! Quand je vois ce qu'on a dû faire uniquement lors du conseil du 30 janvier lors de la grève, c'était énorme", a expliqué Joëlle Milquet, ministre de l'Intérieur.
Les motards en bleu menacent de ne plus rouler à partir du 5 mai, si rien ne change.