André Flahaut, le président de la Chambre, répondait aux questions de Fabrice Grosfilley, ce vendredi matin sur Bel RTL. Notre journaliste politique a commencé l'entretien par les incidents survenus la veille au soir aux abords du commissariat de Molenbeek après qu'une femme en niqab a refusé de dévoiler son visage lors d'un contrôle le matin à un arrêt de bus. "Faut-il s'inquiéter de ces événements", a demandé notre journaliste. "On doit toujours s'inquiéter lorsqu'il y a des incidents comme ceux-là, on doit de toute façon condamner toutes les violences, on doit condamner les actes de provocation dans un sens ou dans l'autre, il faut surtout aussi beaucoup se méfier des rumeurs qui amplifient les mouvements", a déclaré l'élu socialiste.

 

Fabrice Grosfilley: Est-ce que le message est clair, à savoir que le port du niqab, ce voile intégral qui cache le visage est interdit en Belgique ?

André Flahaut: Il en va de la législation sur le port du niqab comme des autres législations. Une fois qu'une loi est votée, une fois que des règlements sont votés, ils doivent être respectés par tout le monde.

Fabrice Grosfilley: Donc, il n'y aura pas de tolérance là-dessus ?

André Flahaut:
Mais il n'y a pas à avoir une tolérance par rapport à l'application de loi qui ont été votées, il faut simplement que l'application et le respect de ces lois soient assurés sans provocation, ni d'une part ni de l'autre.

 

Fabrice Grosfilley: Vous avez employé plusieurs fois le terme "provocation" ces deux dernières minutes, vous avez le sentiment qu'on a eu affaire à des provocateurs, aujourd'hui ?


André Flahaut:
Je n'ai pas connaissance avec précision de ce qui s'est passé à Molenbeek, je dis simplement qu'il faut se méfier des provocations et des rumeurs. 

 

 

 

COMMENTAIRES BLOQUES

RTLinfo.be est au regret de vous prévenir que nous ne sommes pas en mesure de publier tous vos commentaires sur les articles relatifs aux émeutes à Molenbeek. Trois raisons à cela. Premièrement, la quantité de commentaires postés qui oscille entre 100 et 200 par heure. Deuxièmement, la difficulté de modération de ceux-ci pour ne pas contrevenir aux lois sur le racisme et la discrimination, qui nécessite une lecture minutieuse des commentaires avant validation. Troisièmement, une équipe réduite le week-end qui ne permet pas d'assurer une telle modération sans en faire pâtir la qualité de l'information sur notre site. C'est pourquoi il est désormais impossible de poster un commentaire sur les articles concernant Molenbeek. Merci de votre compréhension.