"Je trouve un peu particulier qu'un ministre des Affaires étrangères dont la mission première est d'être le porte-parole de la Belgique et d'entretenir les relations les plus fortes avec les pays européens et d'au-delà stigmatise une partie de la population de son propre pays, à savoir celle de Bruxelles et de Wallonie", a commenté lundi le président du cdH, Benoît Lutgen.
S'exprimant en marge de la présentation des 19 têtes de liste de son parti dans les 19 communes de la capitale, Benoît Lutgen faisait allusion aux propos du ministre des Affaires étrangères Didier Reynders (MR) sur l'intégration à Bruxelles et sur le mauvais état des routes en Wallonie qu'il avait comparées à celles de Kaboul en Afghanistan. Pour ce qui concerne l'intégration, Benoît Lutgen a jugé qu'il y avait à la fois des signes de réussite et d'échec. Pour lui, Bruxelles et sa population ont des qualités à faire valoir. Il y a en tout cas lieu de travailler avec optimisme pour les mettre en avant. Dans ce contexte, la Wallonie a besoin d'un lien indéfectible avec Bruxelles pour répondre aux défis de l'emploi, de la mobilité de la jeunesse, ..., a-t-il ajouté en substance. (JDD)