"Cette reconnaissance, fruit d'une collaboration constructive, n'est cependant qu'une étape dans la mission de conservation et de mise en valeur des sites miniers", a poursuivi le ministre qui voit dans cette décision de l'Unesco "une extraordinaire opportunité pour le développement patrimonial et touristique en Wallonie". Selon le ministre, les sites reconnus "condensent sur un espace réduit tous les aspects du patrimoine minier", "illustrent à eux quatre les flux migratoires intenses qu'ont connus les charbonnages wallons" et "témoignent de manière exemplaire de l'expérience de la Révolution industrielle en Europe continentale ainsi que de ses conséquences qui ont façonné nos sociétés actuelles".

Le comité du Patrimoine mondial de l'Unesco tient actuellement sa 36ème session, à Saint-Pétersbourg. Hier/samedi, il avait déjà approuvé l'entrée du bassin minier du Nord de la France au Patrimoine mondial. Ce dimanche, ce sont les sites du Grand-Hornu, du Bois-du-Luc, du Bois du Cazier et de Blegny Mine qui rejoignent la liste, où ils côtoieront les autres sites wallons déjà inscrits (ascenseurs du Canal du Centre, beffrois wallons, cathédrale Notre-Dame de Tournai et les minières néolithiques de Spiennes).