Plusieurs organisations environnementales jugent "inacceptable" la décision du conseil des ministres restreint de prolonger de dix ans la vie du réacteur Tihange 1. Cette prolongation est un coup dur pour le processus de sortie du nucléaire, alors que la fermeture de Doel 1 et 2 constituait un pas dans la bonne direction, estiment mercredi Greenpeace, Inter-Environnement Wallonie, WWF et le Bond Beter Leefmilieu.
Les associations craignent que la Belgique soit confrontée à un surplus de production d'énergie durant l'été. Elles estiment que le plan du gouvernement contient également des mesures intéressantes, mais "tant qu'elles ne sont pas liées à une mise en oeuvre totale de la loi sur la sortie du nucléaire, ces mesures ne servent qu'à combattre les symptômes du problème", déplorent les organisations. Greenpeace, Inter-Environnement Wallonie, WWF et le Bond Beter Leefmilieu soulignent également le risque que représente le maintien en service d'une centrale nucléaire active depuis plus de 40 ans. "L'argent qui sera dépensé pour remettre une vieille centrale à niveau serait mieux investi dans de l'énergie renouvelable", estiment les associations. (MUA)