La fonction de directeur d'école, principalement en primaire, est une tâche de plus en plus difficile à assumer et les pouvoirs organisateurs peinent à recruter des directeurs. Les directeurs du fondamental réclament depuis longtemps une revalorisation de leur fonction et le Conseil de l'éducation et de la formation (CEF) vient de rendre un avis unanime qui conforte leur demande, indique vendredi le journal Le Soir.
Les directeurs, soutenus par le Secrétariat de l'enseignement catholique (Segec), réclament en vain un geste de la Communauté française. Le Conseil de l'éducation et de la formation, organe qui réunit une trentaine d'acteurs scolaires et de la formation, vient de rendre un avis qui va dans leur sens. Le CEF estime que la fonction de directeur doit être revalorisée et rappelle que la Communauté française s'y était engagée en début de législature, en fonction des disponibilités budgétaires, souligne Le Soir. Le CEF invite le police à considérer le directeur comme le "pivot indispensable de l'amélioration de la qualité de l'enseignement" et à y mettre les moyens, notamment en prévoyant une aide administrative et une revalorisation salariale. Cet avis n'est toutefois pas partagé par tous les acteurs. La CGSP-enseignement n'a pas collaboré à cet avis du CEF et estime qu'il n'y a d'autres priorités et sous-entend que le Segec se sert du CEF pour qu'il exprime des avis qui vont dans son sens. (CYA)