La crédibilité retrouvée de la Belgique après la première phase des accords institutionnels et les réformes entreprises sur le plan socio-économique, tel est l'un des thèmes que le roi Albert II a mis vendredi en avant dans son discours du 21 Juillet.
Il y a un an, le chef de l'Etat avait adressé une mise en garde sévère et inhabituelle à l'égard du monde politique enlisé dans une crise communautaire sans précédent. A l'époque, Elio Di Rupo était formateur, la N-VA avait rejeté sa note de formation et le CD&V se montrait très réticent à participer à une négociation après le 'non' des nationalistes. Aujourd'hui, des accords ont été conclus, un gouvernement a été mis sur pied, qui a pu confectionner un budget et lancer des réformes socio-économiques, et un premier volet de la réforme de l'Etat a été voté. "Grâce à ces accords et à ces réformes, notre pays a regagné sa crédibilité internationale et il peut à nouveau reprendre son rôle pionnier sur le plan européen", a déclaré Albert II. La 6e réforme de l'Etat n'est toutefois pas finie. Un deuxième volet, consacré essentiellement aux transferts de compétences et à la loi de financement, doit être traduit dans des textes. "Après avoir fait évoluer nos institutions vers une Belgique plus fédérale, veillons à présent à mettre toutes ces réformes en oeuvre, sans nostalgie et de façon efficace", a demandé le roi. Tout en appelant les Belges à exprimer leurs talents, Albert II a pointé du doigt deux phénomènes qui pourraient mener l'Europe et la Belgique dans l'impasse, en prenant soin de ne viser nommément personne: "Cela nous encouragera aussi à éviter le repli sur soi et le populisme. Deux tendances dont on trouve trop de manifestations aujourd'hui en Europe comme chez nous, et qui ne mènent à rien". (VIM)












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