Réagissant aux informations sur la cuve du réacteur nucléaire Doel 3, la ministre de l'Intérieur Joëlle Milquet a également rappelé mercredi qu'il n'y avait pas de danger pour les travailleurs ou pour la population étant donné que le réacteur est à l'arrêt et qu'il le restera durant toute la durée de l'enquête de l'AFCN.
Mme Milquet "est et restera d'une extrême vigilance à l'égard du suivi des analyses qui sont actuellement menées de manière approfondie au sein du réacteur de Doel 3", a-t-elle laissé savoir à l'Agence Belga. Ces analyses sont effectuées dans le cadre du processus qui prévoit que, tous les 12 à 18 mois, les centrales nucléaires de notre pays sont soumises tant à un contrôle de leurs installations qu'à des opérations d'entretien et de maintenance, rappelle la ministre. L'Agence fédérale de contrôle nucléaire tient constamment la ministre informée des opérations de contrôle qu'elle mène et ce depuis le début de ceux-ci. La ministre souhaite que l'AFCN puisse continuer, en toute indépendance, à exercer sa mission d'analyse, de la manière la plus complète et fouillée possible. Pour Joëlle Milquet, seule la sécurité des citoyens et des travailleurs prime dans ce dossier et elle ne permettra aucune décision qui puisse entraîner le moindre doute sur ce point. Enfin, elle insiste sur le fait qu'il n'y a actuellement pas de danger pour la sécurité puisque le réacteur de Doel 3 est à l'arrêt et le restera durant toute la durée de l'enquête de l'AFCN. Aucune décision relative à un éventuel redémarrage ne sera prise sans l'accord de l'AFCN, de la ministre et du gouvernement à qui un rapport circonstancié sera présenté dès que les dernières conclusions seront déposées, fin août. En l'état actuel des informations, aucune conclusion définitive sur une option ou l'autre ne peut être tirée, souligne encore Mme Milquet. (VIM)