La ministre de la Justice, Annemie Turtelboom, dit comprendre l'émotion suscitée par la décision d'accorder la liberté conditionnelle à Michèle Martin et appelle à un débat sur les procédures de libération conditionnelle et les peines incompressibles, confie-t-elle samedi dans une interview au journal Le Soir.

 

La ministre en appel au débat
 
La ministre dit comprendre la démarche entreprise par Jean-Denis Lejeune et l'émotion suscitée par la décision du tribunal d'application des peines de Mons, mais indique qu'elle ne peut se prononcer sur cette décision. Elle appelle toutefois à un débat sur les procédures de libération conditionnelle et plaide pour la possibilité de faire appel sur le fond des décisions du tribunal d'application des peines.

 

Vers plus de place aux victimes

Annemie Turtelboom insiste surtout sur la nécessité d'introduire des peines incompressibles et son cabinet aurait d'ailleurs finalisé un texte à ce sujet avant l'annonce de la libération possible de Michèle Martin. Des réunions inter-cabinets au gouvernement vont commencer. Elle insiste également sur la nécessité de faire plus de place aux victimes et à leur famille, en avouant ne pas savoir encore comment le mettre en pratique.