Nos échanges économiques continuent à se développer avec constance. La Chine est d'ailleurs le premier partenaire commercial de la Belgique en Asie, a rappelé le chef du gouvernement en saluant la qualité des relations bilatérales.

Il a souligné le succès que fut la dernière mission économique belge en Chine, en octobre dernier, qui a selon lui, "démontré l'intérêt des milieux économiques belges pour la Chine". "L'établissement en 2010 de deux grandes banques chinoises en Belgique, les nouveaux outils financiers que nous avons mis ensemble à disposition des investisseurs réciproques, offrent l'opportunité de nouveaux développements. Nous souhaitons en effet une présence plus forte des opérateurs économiques chinois en Belgique", a indiqué M. Di Rupo.

Il a rappelé que les entreprises belges disposent pour leur part d'un important savoir-faire dans des domaines comme les énergies renouvelables, les technologies environnementales, la biotechnologie, les nouveaux matériaux, les véhicules propres, les technologies médicales... Avec une quarantaine d'entreprises seulement en Belgique, il y a un vaste potentiel de développement pour la Chine, a souligné le Premier ministre. Certains investisseurs chinois ont d'ailleurs marqué récemment un intérêt pour venir s'établir en Belgique. M. Di Rupo a aussi salué la qualité des échanges culturels entre les deux pays, citant l'annonce de la création d'un centre culturel chinois et le succès de l'exposition Europalia consacrée à la Chine, qui a attiré plus d'un million de visiteurs.

Le Premier ministre s'est encore félicité du développement "favorable" de la coopération académique et culturelle, notamment entre universités. M. Di Rupo a encore évoqué la délicate question du respect des droits de l'Homme par Pékin, un sujet qui fâche habituellement les dirigeants chinois. Il a rappelé son attachement à des idées comme l'Etat de droit, les libertés fondamentales et la résolution pacifique des différends, tout en insistant sur le fait que, pour lui, le président syrien Bachar al-Assad - dont la Chine est l'un des derniers alliés - "doit partir".

Les deux Premiers ministres ont également parlé de la crise de la zone euro, M. Wen Jiabao soulignant la nécessité de maintenir un certain rythme de croissance économique dans la lutte contre la crise. Il s'était auparavant engagé devant devant le président de l'UE, Herman Van Rompuy et le président de la Commission, José Manuel Barroso, à ce que la Chine continue "à jouer son rôle" pour aider l'Europe à résoudre la crise de la dette "par les moyens appropriés".