Aussi longtemps qu'Electrabel n'aura pu expliquer pourquoi le gaz est 15 pc plus cher en Belgique qu'en France, le vice-premier ministre sp.a Johan Vande Lanotte ne jugera pas que le gouvernement belge se montre trop dur à l'égard du fournisseur d'énergie.
GDF-Suez, maison-mère d'Electrabel, estime le climat en Belgique tellement négatif qu'elle commence à se demander si cela vaut encore la peine d'y investir, rapporte samedi "De Morgen". Selon le quotidien, en cas de restructuration européenne, les implantations belges seraient les premières à être visées. Quelque 20.000 personnes travaillent pour le groupe en Belgique, dont 7.000 pour Electrabel. GDF Suez et Electrabel concentrent leurs critiques sur le vice-premier sp.a et la taxe sur le nucléaire. "Aussi longtemps que l'on ne m'a pas expliqué pourquoi en Belgique, pour le même produit -en l'occurrence le gaz-, l'on facture 15 pc de plus qu'en France, je ne trouverai pas que nous sommes trop durs. Je comprends toutes les difficultés mais c'est quelque chose que ne parviens à expliquer à personne, simplement parce que ce n'est pas juste", a réagi samedi M. Vande Lanotte. (DLA)