Ce projet, qui a fait l'objet d'un débat mercredi au parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles, prévoit la création d'une structure faîtière (Académie de recherche et d'enseignement supérieur, ARES) et de plusieurs pôles englobant universités et hautes écoles. "Les dispositifs prévus ajoutent deux 'couches supplémentaires' (les pôles et l'ARES) sans rien supprimer, rendant le système de plus en plus complexe à comprendre et à gérer", déplore Eugène Ernst, secrétaire général de la CSC-Enseignement, dans un communiqué.

La centrale chrétienne s'inquiète aussi du financement de la réforme, de la représentation syndicale dans le nouveau paysage et des statuts et conditions de travail du personnel. Elle dit avoir pris bonne note de l'intention du ministre de "préserver de manière générale le statut actuel et l'autonomie de tous nos établissements", ainsi que de la nécessité d'intégrer l'enseignement de promotion sociale dans le nouveau système.

Jean-Claude Marcourt a avancé la période de début 2013 pour tenter d'obtenir au gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles un consensus sur ce projet sensible, qui tarde à se concrétiser depuis la conclusion, il y a deux ans et demi, d'une "table ronde de l'enseignement supérieur".