Les départements de la Défense et la Coopération doivent économiser chacun 100 millions d'euros.
Pendant les discussions budgétaires, le ministre de la Défense Pieter de Crem (CD&V) a commencé par refuser toute nouvelle économie dans son département alors qu'on lui demandait un effort de 150 à 200 millions. On est finalement sorti de la crispation que cela a provoqué en partageant l'effort entre la Défense et la Coopération. Lors de la présentation de la ventilation des économies qui ont permis de maintenir le budget dans la limite d'un déficit de 2,15%, les tableaux indiquaient un montant de 208 millions d'euros pour la Défense, la Coopération et la Diplomatie préventive et la prévention des conflits. Dans leurs réponses aux parlementaires qui sont intervenus dans la soirée sur ces départements, dont François-Xavier de Donnéa (MR) et Thérèse Snoy et d'Oppuers (Ecolo), les ministres concernés ont précisé que la Défense et la Coopération participent chacun pour une centaine de millions d'euros et la Diplomatie préventive et la prévention des conflits pour 7,5 millions d'euros. Au nom du ministre de la Défense, le ministre des Finances Steven Vanackere a indiqué que 67,3 millions d'euros d'économie étaient réalisés grâce au fait que deux hélicoptères NH90 seront livrés plus tard et 32,7 millions proviendront des frais de fonctionnement et d'investissement sur lesquels il n'a pas donné de précision. Le ministre de la Coopération Paul Magnette a précisé que ces économies n'auront pas de conséquence pour les ONG. Par ailleurs, 40 millions proviendront du budget de la CTB (Coopération technique belge) mais cela ne posera pas de problème car celle-ci n'emploie jamais tout son budget. Cela devra d'ailleurs faire l'objet de l'attention des autorités lors du prochain contrat de gestion de la CTB, a-t-il dit. L'aide humanitaire verra ses fonds réduits de quelque 13,5 millions d'euros et le reste provient des programmes facultatifs de l'aide multilatérale. La diminution du budget de la Diplomatie préventive ne posera pas de problème et laisse malgré tout une petite marge pour des initiatives, a dit le ministre des Affaires étrangères, Didier Reynders. (VIM)