Daniel Bacquelaine est député et chef de groupe MR à la Chambre. Il est également bourgmestre de Chaudfontaine. Au Mouvement Réformateur, c'est lui qui est à la pointe de la lutte contre les groupes religieux radicaux. Il prône le vivre ensemble et ses discours et actions politiques déplaisent à certains.

 

Depuis 2011 et la "loi burqa"

Tout débute peu avant juillet 2011. A cette date, la Belgique devient le 2ème pays du monde à interdire "le port de tout vêtement cachant totalement ou principalement le visage dans l'espace public". Sont visés les vêtements de type burqa et niqab. C'est à cette époque que les menaces anonymes par e-mail commencent.

 

Les derniers combats de Bacquelaine ravivent les tensions

Elles ne se sont pas calmées depuis, revenant à chaque nouveau pas du député en faveur du vivre ensemble: "Le groupe MR veut aller plus loin dans la lutte contre les comportements qui empêchent le vivre ensemble. C'est pourquoi nous avons fait plusieurs propositions afin d'interdire le port de tout signe religieux ostentatoire dans les écoles et les administrations publiques", explique-t-il.

 

Vulnérable quand il est au pupitre, en public

Il donne également des conférences sur l'interculturalité, qu'il oppose à la multiculturalité. A chacune de ces apparitions publiques, "il y a des membres des milieux salafistes radicaux qui viennent et interrompent" le député. Leur point de vue est "très souvent excessif et cela dépasse le rationnel", explique-t-il. Ces extrémistes provenant des milieux salafistes radicaux, "des groupes de type Sharia4Belgium", font l'objet d'enquêtes et son surveillés où qu'ils aillent. Par exemple, la police fédérale est présente en nombre à chacune des sorties de M. Bacquelaine. Pas parce qu'il a demandé une garde rapprochée, mais parce que c'est le travail de la police de prévenir les débordements en surveillant de près les personnes dangereuses.

 

La prison pour les islamistes

"La grande majorité des musulmans ne se reconnait pas dans ces actions ou ces discours"
, se défend M. Bacquelaine, Mais "cela ne change rien au fait que l'on doit agir". Face aux islamistes, il dit vouloir "mener un combat en durcissant la législation, notamment via des peines d'emprisonnement ou encore des déchéances des droits civiques et politiques". Et concernant les autres partis francophones, plus à gauche que le MR, il est catégorique: "Permettre à des élus de siéger avec des signes religieux, c'est irresponsable".