Et une de plus, une nouvelle provocation de la part des nationalistes, c’est à Alost que ça se passe.

Il n’y aura plus de portrait du Roi et de la Reine dans la salle du conseil communal
Plus non plus de drapeau belge pour veiller aux décisions des élus locaux.
Les seuls fanions qu’on y verra seront le drapeau de la ville d’Alost, le drapeau européen et celui de… la Flandre (évidemment).

Il est aussi question d’un portrait de Bart De Wever, en famille… En deux volets : Avant et après son régime…
Non, là je fabule.
Mais bon, qui sait à l’avenir ?

Rien d’illégal, on le précise: la seule obligation d’affichage du drapeau national belge dans les communes c’est en façade de l’hôtel de ville et il semble que celui-là ne soit pas menacé.
Enfin, pas pour l’instant…

Alost c’est d’ailleurs une commune qui a créé un échevin des "affaires flamandes" après les dernières élections communales, un homme chargé de veiller au "maintien du caractère flamand de la ville".
Paraît qu’il serait menacé.

Côté francophone évidemment, on s’étrangle, on parle d’une mesure "grotesque" selon Charles Michel, "lamentable" selon Benoît Lutgen. "Une mesure qui cache un vide politique" selon Paul Magnette.
Tout ça est très juste. Car cette décision de retirer les drapeaux belges partout où ils ne sont pas formellement obligatoires est inutile, et à 1.000 lieues des vraies urgences politiques que sont l’emploi et l’économie, les pensions, etc.

On oublie juste de voir une chose: oui c’est une décision prise par un mayeur N-VA (un nationaliste, autrefois passé par les rangs des libéraux d’ailleurs).
Mais cet homme n’est pas seul dans son collège, il siège avec… les socialistes flamands, du SPA et aussi avec… les démocrates chrétiens, du CD&V.

Ces partis-là, présents au gouvernement fédéral et flamand, ont les moyens de rendre la présence du drapeau belge ou les portraits royaux obligatoires. Ils auraient aussi pu avertir leurs sections locales que tout cela ferait – disons – mauvais genre.
Que ça allait encore une fois renforcer l’image de partis à la botte de la N-VA incapables de lui résister, vraiment.

Hélas, quoiqu’en disent les cadors comme encore récemment le vice-premier ministre Johan Vande Lanotte: ce n’est visiblement plus la priorité.

 

Michel Geyer